L'atelier Mosésu

Journal d'un marchand de rêves, Anthelme Hauchecorne

Journal d un marchand de reves

Vous fermez les yeux:

Un tragique accident, un terrible traumatisme et me voilà en hopital psychiatrique. Merveilleux lieu pour découvrir le pouvoir du rêve et sa puissance ! Tout en étant évidemment déclaré sain d'esprit par les meilleurs spécialistes du mileu !

Mais toutes découvertes comportent son lot de danger et d'inconnues (c'est le principe), d'autant plus quand elle a déjà été faite il y a bien longtemps par des gens terriblement puissants.

Personnes dont je m'entête à contrecarrer, bien malgré moi (sain d'esprit vous vous rappelez ?), les plans. Et pourquoi me diriez-vous ? Pour la plus vieille histoire du monde: une fille bien sur !

Ha ! Et j'oubliais: une vengeance aussi.

 

Et vous vous éveillez:

Hauchecorne nous offre un nouvel univers, peuplé de rêves et de cauchemards, matiné de steampunk.

Un brin ingéal, aux vues de ces autres productions, Journal d'un marchand de rêves souffre, à mon humble avis, d'un rythme par trop décousu et d'un univers incomplet. Quelques pansements ça et là parsèment l'intrigue pour tenter d'assoir un contexte, mais cela reste trop inconsistant... Trop onirique peut-être ?

Certains évènements clés arrivent souvent de nulle part et c'est dommage. Cette histoire n'en reste pas moins une jolie ballade adolescente et le récit d'une amourette candide entre deux jeunes gens.

A conseiller aux romantiques fans de steampunk.

 

Bérenger

Manhattan Carnage - Orcus Morrigan

Manhattan carnageAvant la mort:
Où étiez-vous le matin du 11 septembre ?
Moi, j'étais dans les toilettes du 75e de la tour nord en train de pistonner Mme. Ramsey.
Et j'en suis mort. Jusqu'à ma résurection et la mission que l'on m'a dit de mener à bien: punir les enfoirés !
Et vu le nombre de salopards sur Terre, j'ai du pain sur la planche.

Après la vie:
Ca attaque vite et fort !
Fan de gore et de violence gratuite, vous êtes servis. Dès les premières pages, l'auteur nous plonge dans le grand bain de tripailles, de sexe, de sang et de juste suffisamment de pus pour parfaire ces petites joies dont tout zombie respectable se délècte.

Peu être même un peu trop fort ?
A mon sens, c'est gratuit et dénué de toute morale. Le langage crû et le fait que l'auteur prenne à contrepied quasimment tous les standards que l'on peut attendre dans ce genre d'histoire sont peu être les seuls points d'intérêts de ce roman.

Une deuxième vie dans la suite ?
A découvrir prochainement dans: Certains l'aiment froid.

Bérenger

Le vampire de Belgrade - Vuk Kovasevic

LevampiredebelgradePour la faire courte:
Militaire par nécessité et tueur par vocation, Vuk "le loup" Kovasevic découvre qu'il y a d'autres monstres que les Bosniaques qu'il combat depuis des années.
De VRAIS monstres, avec crocs, ailes, et yeux jaunes: des vampires !
Mais manque de bol pour eux ils ne sont pas invincibles: on lui a enseigné les méthodes pour les tuer et il les applique avec ferveur.

Avez-vous le courage d'en savoir plus ?
Un avertissement concernant le caractère raciste et psychopate du "héros" ?
Ca commence bien et on se dit: "Pourquoi pas ?" Un peu d'humour et de dérision pour immerger le lecteur avant même le début de l'histoire est toujours quelque chose de sympathique.
Mais l'introduction change drastiquement de ton avec une plongée brève mais très (trop ?) intense dans le conflit Serbe des dernières années: on n'est pas là pour rigoler (âmes sensibles s'abstenir).
Les 50 premières pages (sur 250) sont ultraviolentes avec son lot de détails malsains qui nous exposent cruement les horreurs de la guerilla. Les premiers chapitres font ainsi l'apologie du sadisme, de la torture et du meurtre.
Hum... A ne pas mettre entre toutes les mains. En même temps, nous avions été avertis dès le début du livre !

Après ces quelques dizaines de pages bien senties, le ton s'allège avec notamment les notes en bas de page de l'auteur (Vuk 'himself') qui brise le 4e mur, et l'on raccroche avec une bonne vieille histoire, un peu trash, de tueur de vampires.
Avec ce premier tome, l'auteur pose les bases de futures histoires qui seront, à n'en pas douter, menées tambour battant par son héros Serbe psychopate mais dans le fond bien sympathique.

A confirmer dans un second volume ?

Bérenger