Jean-Philippe Jaworski

Janue Vera - Jean-Philippe Jaworski

Januevera

Parcourez le monde hérauts:
Autrefois grandiose, le vieux royaume n'est plus.
Ensemble disparate et désuni de royaume sur le déclin, de ville étouffant sous le poids de leur passé et de villages perdus au milieu d'océans forestiers hostiles.
Et pourtant, ses habitant n'ont pas crié leurs dernières paroles. Des sociétés féodales et chamarrées naissent et donnent vie aux héros de leurs temps: galants chevaliers, assassins mutins et réveuses paysannes.
Tant de mystères humains à découvrir et explorer, mais ne vous laisser pas berner aventurier: n'est pas si démuni ou cruel, celui que l'on croit ou celle !

Et faites entendre votre voix:
Si je pouvais tenter une description du style de Jaworski, je me risquerai à dire qu'il est la fusion parfaite entre la poésie de Damasio et le rythme d'un Martin. Mais ça ne serait rendre hommage ni à lui, ni aux autres.
Janue Vera est son premier ouvrage et s'organise autour de 8 nouvelles qui nous présentent son univers: le Vieux royaume.
Tour à tour terrible, dramatique, galan, intemporel, caustique, horrifique et mystérieux; le Vieux royaume vous présentera ses facettes les plus intéressantes.
Ecrit avec talent et maestria, sans temps mort et surprenant, venez découvrir le livre qui à, selon moi, projeté Jean-Philippe Jaworski sur le devant de la scène fantasy française.
Et pour celles et ceux qui n'en démordraient pas, Gagner la guerre vous offrira votre dose avant de vous lancer dans son nouveau cyle: Rois du monde.

Bérenger

Même pas mort - Jean-Philippe Jaworski

Roi du monde-1Le feu craque dans l'âtre:

Je suis le fils d'un roi déchu. Exilé au fin fond d'une campagne, on m'a privé de mon héritage de guerrier.

Quand mon frère et moi fûmes en âge de prendre les armes, le nouveau roi - mon oncle, nous envoya nous battre dans sa nouvelle guerre.

Nous devions y trouver la gloire et un trépas glorieux mais voilà, l'impensable s'est produit: je ne suis même pas mort...

Et le barde se met à déclamer:

Quel travail dans l'écriture, quelle poésie dans les descriptions: Jaworski nous enchante en nous contant une Gaule fantastique et fantasmée où les légendes marchent aux côtés de héros.

Personnages charismatiques, monde et cultures à découvrir et rythme enlevé: tous les ingrédients sont présents dans le chaudron des excellentes épopées et l'auteur-druide nous autorise à y tremper les lèvres.

Sombre comme les futaies des forêts et mystique comme ce qui s'y cache au fond du brouillard on est bien loin du style haut en couleur et de la gouaille légendaire du héros de Gagner la guerre. Néanmoins Jaworski excelle dans l'exercice qu'on lui préfère: prendre un lieu et une époque donnée et les magnifier par son talents d'évocation à travers le prisme du fantastique et de la fantasy.

Premier tome de la trilogie Rois du monde qui promet d'être magistrale, on se retrouve à la fin avec une furieuse envie de savoir la suite !

- Prix Imaginales 2014 du meilleur roman français de Fantasy

- Prix Planète-SF des blogueurs 2014

Bérenger

Mordre le bouclier - Justine Niogret

mordrelebouclier.jpgFaisons court:
Chien traque une nouvelle proie, mais cette fois, ce n'est pas la sienne.
Bréhyr tente ainsi de détourner Chien de ses mortifères pensées concernant sa main mutilée.
Et c'est sur la route de merde et de sang menant à la Terre Sainte qu'elles chercheront: qui son nom et qui son cadavre.
Mais qu'en est-il de ce qu'elles ne cherchent pas: des rencontres ?

Mais prenons-nous le temps:
Point n'est de saison, si ce n'est l'hiver, dans Mordre le bouclier.
Avec sa froidure et sa solitude. Celle du corps: mutilé, et de l'esprit.
Questionnement, doutes et souffrances que seule la chaleur d'un feu, d'une confession ou d'une compagnie peut dégivrer de sa gangue de mort annoncée.
C'est tout cela que nous expose sans fard, car c'est le propre des guerriers, Justine Niogret dans cette suite directe de Chien du heaume.
On écoute, on comprend, on apprend. En clair, on grandit.
La postface signée Jean-Philippe Jaworski nous emmène encore plus loin sur le chemin de cette compréhension.
Poussée et parfois scolaire, cette explication ne doit pas vous faire hésiter à ouvrir un dictionnaire !
Ce ne serait, au pire, qu'une marque de respect envers Justine Niogret.
Car je le dit: "Oje, ce livre est un bon peigne".

Bérenger

Gagner la guerre - Jean-Philippe Jaworski

gagnerlaguerre.jpgNe traînons pas:

Bah oui, vous voyez bien que la guerre est gagnée non ? Vous pensez que c'est la fin ? On voit bien que vous n'y pipez goutte. Quand faut partager le butin entre les vainqueurs, qui sont soit dit en passant des nobles pourris d'orgueil et d'ambition, la curée commence. Et pour rafler la mise, c'est au sein de la famille qu'on en vient à sortir les surins. Or il se trouve que les couteaux, justement, c'est plutôt mon rayon.

Mais mieux vaut assurer nos arrières:

Quelle joie d'être le témoin de don Benvenuto au cours de cette période de sa vie. Qui est, excusez du peu, plus que bien remplie ! Les intrigues d'alcôves, aussi mortelles que les duels font une grande part de l'immense plaisir que l'on éprouve à parcourir les confidences de notre héros. La magie, les rebondissements, l'humour et la souffrance ne sont pas en reste, et loin de là. Les jeux politiques entre tribuns pour obtenir la mainmise sur l'échiquier du pouvoir sont délicieusement mesquins.

Cette canaille de don Benvenuto en viendrait presque à nous faire aimer la fourberie, les mensonges et les petites trahisons.

Prix Imaginales - Roman français 2009

Bérenger