Glen Duncan

Rites de sang, Glen Duncan

Ritesdesang

L'histoire commence:

Tallula s'est enfuie avec sa meute et vivote comme elle peut et Remshi est malade et dors depuis deux ans.

L'Eglise sort alors le grand jeu en dévoilant au monde l'existence des loup-garous et des vampires. Les Militi Christi entrent en guerre et l'extermination commence !

Traquées, ces deux races de prédateurs vont devoir unir leurs forces pour protéger leurs proches et sauver leurs vies...

 

Et les acteurs se mettent en scène:

Si le premier tome de cette trilogie "dynamitait le mythe du loup-garou" et le second se perdait dans une tentative malhabile de traduire la psychée d'une jeune mère névrosée; ce troisième ouvrage clôt cette histoire et il était temps !

Une alternance classique des personnages principaux; des personnages secondaires presque sortis de nulle part, placés là pour donner un semblant de profondeurs aux héros de cette banale histoire de "je t'aime, moi non plus". C'est d'autant plus dommageable que certains nouveaux personnages semblant bien plus intéressant ne font acte de présence que pour quelques paragraphes seulement !

Peu de rythme, peu d'intérêt et le sentiment insistant de déception car il y avait pourtant matière à produire un final au moins aussi "explosif" que le premier livre ! On nous fait miroiter des prophéties millénaires, des conflits mondiaux médiatico-religieux... Et rien !

A mon sens: une histoire qui s'essoufle, un énième roman "bit-lit" sur le thème "it's complicated".

 

Bérenger

Talulla - Glen Duncan

TalullaComme un parfum dans l'air:
Talulla, enceinte de Jacob Marlowe -le dernier loup-garou-, s'est réfugiée en Alaska.
Vivant loin de tout, elle pense être à l'abri:
- des vampires la traquant pour son sang (qui leur permettrait de résister au Soleil).
- des chasseurs (trop content d'avoir encore de quoi chasser).
Et bien entendu, c'est au pire moment qu'une tierce partie fera sont apparition en emportant son fils nouvellement né.
Grièvement blessée, Talulla va tout faire pour retrouver sa progéniture... Et si la volonté d'une mère ne suffit pas, la louve en elle s'en chargera !

Du feu dans les veines:
Après la névrose de l'immortel teinté d'un machisme tout animal, Glen Duncan nous livre la suite de sa trilogie au travers d'une femme enceinte à la jeunesse débridée qui se retrouve au milieu d'une tragédie millénaire.
De nombreuses digressisons, des flashbacks (servant peu l'intrigue et plus le nombre total de pages) et une approche plus jeune et maternelle de l'immortalité sont donc au programme de ses 600 pages.
Si cette question était traitée de façon originale dans le premier volume, elle tombe un peu à plat ici.
De plus, le spleen parental et le rejet de son propre enfant prennent le pas sur l'aspect surnaturel du loup, ce qui amène à environ 300 pages d'apitoiement et de déchéance humaine: à déconseiller aux dépressifs/ves.
En espérant un livre de fin de trilogie qui regagne en substance, en rythme et en intérêt.

Bérenger

Le dernier loup-garou - Glen Duncan

LedernierloupgarouSur la piste:
Jake Marlowe est le dernier loup-garou sur Terre et il n'en peut plus.
Pourchassé par des tueurs fanatiques, protégé contre son gré par une autre organisation secrète, Jake a décidé d'arrêter de fuir.
Il l'a décidé: la dernière pleine lune sera sa dernière.
Mais pour ce vieux loup-garou blasé, rien ne va se dérouler comme prévu.

Sous la fourrure:
Glen Duncan dynamite cette fois le mythe du lycanthrope (après avoir dépoussiéré celui du premier des déchus dans Moi Lucifer).
De l'humour et de l'émotion, sans oublier un brin de sexe, voilà des éléments bien étonnants pour raconter l'histoire d'un vieil immortel suicidaire.
Et pourtant la recette prend avec une bonne dos de testostérone et de rebondissements.
L'intrigue se densifie à mesure que notre héros (?) perd pied et appelle, en fin de volume, à la suite le plus vite possible !

Bérenger

Moi, Lucifer - Glen Duncan

MoiluciferCe qui est écrit:
Prisonnier (par la volonté de Papy), en vacances au royaume de la perception selon son choix, voici Lucifer !
Incarné dans le corps fraichement suicidé d'un écrivain, notre premier des Anges Déchus décide de TOUT dire.
Enfin... Presque tout: le funk, le rock, la sodomie, l'argent, la fumette.
En gros ? Tout ce qui peut vous empêcher de penser à Lui, là-haut.

Ce qu'il reste à dire:
Jouissif et excitant, Declan Gunn (oups ! erreur de typo: Glen Duncan) offre une vision moderne et jubilatoire du personnage le plus connu sur Terre (à part Lui, peut-être, et encore...): Lucifer alias Satan.
Aux vues des caractères à la foi "sacré" et antédiluvien de ce "monstre" qu'est le personnage principal, je tiens à préciser qu'il n'y a (quasimment) aucune ironie dans la suite de mon propos.
En effet, à cause des valeurs "incarnées" par le sujet de ce livre, il se pourrait que certaines de mes tournures de phrases soient mal interprétées.
Il n'en est rien.

Si la plongée In medias res nous en met plein les mirettes, le style décousu et les digressions intempestives, bien qu'intéressantes, du Diable deviennent vite fatiguantes et freinent considérablement le rythme du récit.
On se perd vite dans les limbes de sa diabolique psychée et ce ne sont pas ses explications qui font avancer l'histoire, juste une explication du contexte.
Pour finir, les cent dernières pages (sur environ 300) révèlent de la véritable gageure à suivre et à comprendre.
Une lecture infernale qui a au moins le mérite d'assouvir notre curiosité concernant l'état d'esprit de l'Ennemi qui fut pourtant il y a tant d'éons le Porteur de lumière.

Mais n'oubliez pas: "Si vous ne croyez pas en lui, sachez que lui croit en vous" - Constantine (du film éponyme de Francis Lawrence).

Bérenger