Billets de polars-addict

Interview Daniel Sweren-Becker

Daniel Sweren-Becker est l'auteur de The Ones recemment paru aux Editions Hugo et Cie.

The Ones

Les "The Ones" sont des élus, des enfants quasi parfaits modifiés génétiquement. Lorsqu'ils deviennent hors-la-loi, la révolte gronde...

En partenariat avec les Editions Hugo et Cie, Polars Addict a pu réaliser une interview par email de l'auteur.

DSB interview

Polars Addict : Quelles sont vos lectures préférées ?
Daniel Sweren-Becker : Lonesome Dove, La Route, Les Cendres d’Angela, La 25ème heure, Anna Karénine, Non Coupable, Shoeless Joe, Les Outsiders, Hatchet, pour qui sonne le glas.

PA : Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire ?
DSB : J’ai toujours aimé lire. J’ai été majeur de promotion en Littérature anglaise à l’université. J’ai également toujours adoré le cinéma, et j’ai convaincu la fac de me laisser écrire un scenario pour ma thèse. Je suis tombé amoureux de cet exercice, peut-être car il est très centré autour de la parole (je suis né et j’ai toujours vécu à New York, une ville où les gens sont bavards !). Ces premiers scenarii m’ont permis d’accéder à une carrière dans le milieu de la télé. D’ailleurs, The Ones a initialement été conçu comme un scenario de série télé. Heureusement que j’ai rencontré des personnes intelligentes qui m’ont convaincu qu’il fallait en faire un livre ! Et c’est ainsi que je suis devenu romancier.

PA : Quelles sont vos principales sources d'inspirations pour The Ones ?
DSB : J’ai lu un article dans Le New Yorker sur les modifications génétiques, et quand j’ai appris que chaque pays dans le monde possédait des lois différentes sur le sujet, j’en ai été complément retourné ! Cele me paraissait évident qu’une absence de coordination pourrait mener à de terribles conséquences. J’ai donc tout de suite voulu trouver un moyen d’en créer une histoire pour y faire réfléchir.

PA : En quoi votre histoire se démarque-t'elle d’œuvres comme "Les Brillants" de Marcus Sakey, "La nuit des enfants rois" de Bernard Lenteric (The Prodigies in English) ou plus simplement des questions d'intégration et de tolérance comme celle qui définissent la saga "X-men" des comics Marvel ?
DSB : Je ne connais pas bien ces références, et je ne suis pas un grand lecteur de comics, mais je commence à m’y intéresser. Je sais qu’il existe une grande tradition dans la littérature sur l’oppression allégorique. C’est vraiment un aspect que je voulais intégrer à mon livre, et tout particulièrement une problématique où le meilleur choix n’est pas une évidence. En fait, je pense que je suis obsédé par l’idée d’équité. Et les modifications génétiques me fascinent car je ne trouve pas de façon équitable de les mettre en application.  

PA : Pour celles et ceux qui liront votre livre dès ça sortie le 6 Octobre, auriez-vous un conseil de lecture ? Une pensée à garder en arrière plan ?
DSB : J’espère sincèrement que les lecteurs vont faire le rapprochement entre les événements du livre et ce que l’on rencontre aujourd’hui dans notre monde. Je pense que ce texte pose une question importante : préfère-t-on un monde libre ou un monde juste ? Et je peux vous dire que je n’ai toujours pas répondu à cette question moi-même. En fait, je pense qu’il n’existe pas une seule bonne et juste réponse. Mais je pense également que les méthodes que nous utilisons pour trouver un compromis entre le libre et le juste est une priorité pour notre monde. 

PA : Avez-vous des nouveaux projets ? Si oui, vers quels domaines s'orientent-ils ?
DSB : Je travaille actuellement sur deux projets très stimulants. L’un est une série télé qui explore l’obsession de notre société pour les médias, et les conséquences catastrophiques que cela peut engendrer. L’autre est un nouveau livre où le héros se retrouve au centre d’une grande conspiration médicale. Et bien sûr, je suis également en train de finir d’écrire le tome 2 de The Ones, et qui paraîtra à la rentrée prochaine. Son titre est The Equals. 

Polars Addict remercie l'auteur de s'être prêté au jeu et aux éditions Hugo et Cie pour la mise en relation.
Bérenger et Clément.
 

1984 - George Orwell

1984

La guerre c'est la paix

On ne présente plus 1984, le grand classique du roman d'anticipation écrit par George Orwell et publié en 1949.
Peu après la sortie de la seconde guerre mondiale, l'auteur anglais imagine un monde basé sur le notre mais où regne trois superpuissances : L'Eurasia, l'Océania et l'Estasia.
Chacune de ces puissances fait la guerre à l'autre au gré d'alliances qui se font et se défont. Pourtant tout est fait pour que personne ne perde.

La liberté c'est l'esclavage

En Océania, les hommes sont soumis au Parti et sa figure représentative, Big Brother, un visage d'homme moustachu. Le contrôle de la population se fait par des télé-écrans auxquels il est impossible d'échapper. Sans en dire trop, George Orwell construit un monde où l'Etat contrôle la pensée et le présent, trafique le passé et empêche tout futur. Ce genre de contrôle résonne alors avec des épisodes difficiles de l'Histoire mais aussi avec certains dangers que présente le futur. 

L'ignorance c'est la force

Si le texte est court (environ 300 pages en poche), le contenu est dense. Sobrement écrit, il prend par moment la forme de l'essai. George Orwell passe beaucoup de temps à faire des descriptions des codes de ce monde. On soulignera aussi l'inventivité de l'auteur qui outre la création d'un personnage mondialement connu (Big Brother) a aussi créé un nouveau langage, le novlang avec ses mots valises comme miniver (Ministère de la Vérité) ou doublepensée.

Ainsi 1984 est un roman majeur, indispensable.

Clément

 

Salon du Fantastique 2013 en images

Polars Addict était présent au Salon du Fantastique édition 2013, voici quelques images en attendant notre bilan sur le salon avec des interviews des différents intervenants.

Lire la suite

Imprésario du troisième type - John Scalzi

impresariodutroisiemetype.jpgSynopsis:

Tom Stein est un jeune et brillant agent d'artistes à Hollywood. Ambitieux et fin négociateur, le plus gros contrat de sa vie va lui tomber dessus. Son nouveau client ? Le peuple des Yherajks, extraterrestres pacifiques qui souhaitent se présenter à nous. Mais les bonnes intentions ne suffisent pas. Car les Yherajk sont des...blobs: masses gélatineuses informes et puant atrocement. Qu'à cela ne tienne, Tom Stein, aidé d'un vieux chien et de son assisstante, va s'atteler à cette tâche cosmique et concevoir le plan de com' adéquat.

 

Mon avis:

Excellent ! Ce roman de John Scalzi se dévore d'une traite. Rondement écrit et sans aucun temps morts, les péripéties s'enchainent les unes après les autres. Drôles, tristes, enjouées ou violentes, les scènes sont percutantes. Le style sobre de l'auteur colle parfaitement à ce qu'on attendrai du personnage qui nous narre son histoire. Embarquer dans la galère d'un impresario hollywoodien n'a jamais été aussi divertissant et chronophage. En effet, une fois commencé, vous ne le lâcherez plus. A mettre entre toutes les mains...ou tentacules.

 

Bérenger.

Gloriana ou La reine inassouvie - Michael Moorcock

glorianaoulareineinassouvie.jpg

Pour faire court:glorianaoulareineinassouvie.jpg

De la taille d'une géante aux cheveux de feu, Gloriana règne sur Albion. La cour vit au rythme de cette reine de vertu, mais le fardeau du gouvernement repose sur les épaules du chancelier Montfallcon et son réseau d'espions et d'assassins. Parmi eux, le plus retors, la plus efficace de ses âmes damnées et surtout le plus énigmatique: le capitaine Quire. Et pendant que Gloriana se languit dans son palais creusé de souterrains mystérieux cachant mille dangers, Quire, l'insatiable prince du vice trame dans l'ombre l'écheveau complexe de ses intrigues.

 

Plus en détail:

Long. Voilà qui décrit en un mot ce roman de Michael Moorcock. Rythmé par la découverte de cette Albion qui n'est pas l'Angleterre, l'histoire s'essouffle ensuite dans des intrigues parfois longues à se mettre en place et dont les résultats ne se font pas bien ressentir. La fin, au suspens en dent de scie, peine à rattraper le retard déjà accumulé. Néanmoins cette uchronie fantastique, étrange et brillante, ce conte de fées cruel et pervers a été écrit avec la plus chatoyante des plumes de Michael Moorcock. Nous sommes bien loin de la saga d'Elric, et c'est tant mieux.

 

World Fantasy Award - Meilleur roman 1979

Bérenger.