Section SF Fantasy Fantastique

Port d'âmes - Lionel Davoust

Port dames

A l'engagement:
Dépossédé tout jeune de son patrimoine, Rhuys ap Kaledan est condamné à 8 ans de servitude dans la Marine.
Lorsqu'il débarque, enfin, à Aniangrad; le jeune noble de 22 ans n'a plus que sa volonté pour reconstruire sa fortune passée.
Mais dans la ville du mensoge, où tout s'achète, il sera difficile de ne pas transiger: de rester fidèle à soi-même...

Bientôt la quille:
Lionel Davoust nous propose dans Port d'âmes le passage souvent traumatisant d'une psychée enfantine à celle bien plus complexe qu'est la pensée adulte.
Compromis et nécessités régnant sans partage sur les idéaux que l'on se forge dans notre jeunesse.
Mention spéciale pour la ville elle-même, plus que le simple théâtre du drame qui se joue en son sein, elle est véritablement organique: un personnage corrupteur terrible influançant l'intrigue et le lecteur.
Roman sombre et sans concessions dans le réalisme, comme la vie peut l'être souvent.
Pour un public averti.

Bérenger

La terre des morts - Bernard Simonay

La terre des morts

Les enfants de l'Atlantide n°4

Le navire quitte le port...
Dernier des Titans, Astyan n'en démord pas moins de retrouver ses frères et ses soeurs; alors quand il découvre un passage vers une autre dimensions: il n'hésite pas !
Et c'est avec ses fidèles compagnons qu'il va se lancer dans son ultime voyage vers Thanata, "la terre des morts"...

Arrivera-t'il à destination ?
Bernard Simonay signe ici le dernier volume de sa tétralogie des Enfants de l'Atlantide.
Véritable pamphlet écologiste et humaniste, l'auteur nous montre le monde tel qu'il deviendra si l'on ne change rien à nos habitudes de vie...
Mais aussi une manière saine et humaine (dans ce que ce mot a de plus beau) de vivre et de révolutionner le monde !
Et pour celles et ceux qui n'y verraient qu'un cadre post-apocalyptique dans lequel évolueraient nos héros; l'auteur s'exprime en fin d'ouvrage afin de bien faire passer son message.

Bérenger

Katana, Jean-Luc Bizien

Ventrouge
 

La cuirasse s'attache:

Lorsque le jeune Ichiro découvre que ses parents ont été honteusement assassinés par la daimyo, il n'a plus que la vengeance à l'esprit.

Mais la route est bien ardue quand on veut s'en prendre à un seigneur-dragon réputé invincible !

Dragonnoir

Les sabres sont tirés:

Avec ce diptyque, Jean-Luc Bizien rend un vibrant hommage aux films de sabres japonais: honneur, devoir, action, émotion et destinée sont mis en avant dans cette épopée.

Des personnages stéréotypés et un schéma narratif très classique sont les deux bémols à l'originalité de cette histoire. Récit d'apprentissage du héros naïf et incompétent qui, aux fils de ses déboires, se forme et s'assagit tandis qu'il rencontre les membres complémentaires de son équipe: l'habile voleur, l'agile ninja, le talentueux samourai et le puissant paysan. Peu d'originalité donc mais une vraie écriture d'ambiance qui nous plonge dans ce Japon médiéval codifié à l'extrême.

Enfin, j'ai trouvé la résolution de l'intrigue un brin décousue, voir tirée par les cheveux... Mais chacun son avis !

 

Bérenger

Journal d'un marchand de rêves, Anthelme Hauchecorne

Journal d un marchand de reves

Vous fermez les yeux:

Un tragique accident, un terrible traumatisme et me voilà en hopital psychiatrique. Merveilleux lieu pour découvrir le pouvoir du rêve et sa puissance ! Tout en étant évidemment déclaré sain d'esprit par les meilleurs spécialistes du mileu !

Mais toutes découvertes comportent son lot de danger et d'inconnues (c'est le principe), d'autant plus quand elle a déjà été faite il y a bien longtemps par des gens terriblement puissants.

Personnes dont je m'entête à contrecarrer, bien malgré moi (sain d'esprit vous vous rappelez ?), les plans. Et pourquoi me diriez-vous ? Pour la plus vieille histoire du monde: une fille bien sur !

Ha ! Et j'oubliais: une vengeance aussi.

 

Et vous vous éveillez:

Hauchecorne nous offre un nouvel univers, peuplé de rêves et de cauchemards, matiné de steampunk.

Un brin ingéal, aux vues de ces autres productions, Journal d'un marchand de rêves souffre, à mon humble avis, d'un rythme par trop décousu et d'un univers incomplet. Quelques pansements ça et là parsèment l'intrigue pour tenter d'assoir un contexte, mais cela reste trop inconsistant... Trop onirique peut-être ?

Certains évènements clés arrivent souvent de nulle part et c'est dommage. Cette histoire n'en reste pas moins une jolie ballade adolescente et le récit d'une amourette candide entre deux jeunes gens.

A conseiller aux romantiques fans de steampunk.

 

Bérenger

Ruisseaux de sang, Michel Robert

Ruisseauxdesang

Le temps s'éclaircit:

Le temps de la paix est ENFIN venu ! L'empereur de la lumière reçoit l'ambassadeur du roi des ténèbres afin d'établir les fondements d'une trève durable. Son lige, Cellendhyll de Cortavar (? Corvatar, non ? Mince ! Me serais-je trompé depuis le début ? A voir...), est évidemment dépêché pour cette prestigieuse mais néanmoins délicate mission. Ce qui l'ennuie profondémment car: UN- la diplomatie n'est pas vraiement son fort, DEUX- cela retarde grandement sa recherche de la vérité quant à la mort de ses parents.

Evidemment, l'ennemi l'attend et viendra frapper au pire moment...

 

Mais le vent se prépare à souffler:

Qu'il est jouissif de retrouver notre Adhan charismatique et ses aventures pleines de violences et d'actions d'éclats !

Michel Robert nous livre une suite qui tient les standards des tomes précédents: action, violence, ébat et rythme soutenus.

Petit bémol peut-être: trop soutenu le rythme. Certains vieilles connaissacnes ne font qu'une (trop) brève apparition et l'on ne comprend pas bien où tout cela va nous mener. Là où les autres récits commencaient et concluaient une intrigue en parallèle de la principale (qui déroulait son échevau sur plusieurs tomes), celui-ci ne fait que poser  les fondations d'une intrigue au long cours.

Pari sur le long terme qui nous fait attendre avec d'autant plus d'impatience la suite !

 

Bérenger