Thompson, Jim

1275 âmes

Avant-goût :

Nick Correy, Shérif de Pottsville : une petite bourgade de l'Amérique profonde avec ses 1280 habitants, est bien déterminé à se faire réélire. Mais Nick a un problème : deux maquereaux mettent à mal son autorité, il va falloir s'en occuper...

Chronique :

Ce roman de Jim Thompson est un classique du roman noir. On y découvre un cynisme et un humour (noir bien entendu) qu'on ne retrouve plus dans les romans actuels.

L'histoire a quelque chose de théâtral dans sa mise en scène. Notamment toutes les péripéties liées aux relations de Nick Correy avec les femmes de sa vie : son épouse dont il cherche à se débarrasser, son amante avec qui il entretient une relation très charnelle, et son coup de foudre avec qui il aimerait bien partir.

Plus l'intrigue avance, plus Nick Correy se retrouve piégé dans ses mensonges et tromperies, plus le lecteur se délecte de ce qui arrive à ce pauvre bougre moins bête qu'il en a l'air.

Bref, avec 1275 âmes vous êtes sûr de passer un excellent moment de détente à Ploucville en compagnie de Nick Correy le shérif le plus déjanté de l'histoire du roman noir !

Note : 4 étoiles

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Commentaires (2)

Jean-Paul Gratias
  • 1. Jean-Paul Gratias | 02/04/2016

Mieux vaut lire Pottsville, 1280 habitants , nouvelle traduction intégrale de "Pop. 1280" (Rivages/Noir, avril 2016).

2 petites remarques concernant les illustrations de cette page : Le portrait est celui de "l'autre" Jim Thompson, l'Américain qui a relancé l'industrie de la soie en Thaïlande, et non pas celui de notre écrivain respecté, que l'on peut voir ici : http://crimealwayspays.blogspot.fr/2010/06/brother-can-you-spare-dime-store.html
Quant à la couverture du Folio Policier, elle est anachronique. Il n'y a pas de camion dans le roman, mais une voiture hippomobile, et en plus l'action se passe, c'est clairement signalé, en 1917, car dans le train, Nick Corey demande à un voyageur qui lit le journal si "les Bolcheviques vont finir par renverser le Tsar".

Raymond Delley
  • 2. Raymond Delley | 04/10/2014

Bien, mais pourquoi ne pas mettre en garde le lecteur contre l'ignoble traduction de ce chefs-d'oeuvre par les éditions Gallimard ? Et, tant qu'à faire, pourquoi ne pas dénoncer impitoyablement le refus de Gallimard - et de la Série Noire - de retraduire les classiques du polar édités au début de la collection. C'est ce refus qui fait que nous ne pouvons pas lire 1275 âmes autrement que dans une version édulcorée, tronquée...

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