Gilles Schlesser

La mort n'a pas d'amis

Avant-goût :

Paris, 1925, voit apparaître le premier tueur surréaliste.

Critique :

Ecrire un polar qui se déroule dans une autre époque est toujours à double tranchant : si c'est réussi le lecteur est embarqué et emballé, sinon tout tombe à l'eau et rien ne fonctionne. Gilles Schlesser a lui choisi le Paris des années 20 pour situer son action. Le résultat est très convaincant, l'auteur a su accumuler suffisament de détails pour être crédible, le tout sans tomber dans l'excès inverse qui transforme un roman en cours d'histoire.

Le deuxième risque pris par l'auteur est de parler du courant surréaliste dans un polar. Il fallait oser et là aussi c'est un succès. Par petites touches il nous guide parmi ces artistes un peu fous tels que André Breton, Louis Aragon et Robert Desnos. On en apprend beaucoup sur le sujet sans que cela soit ennuyeux ou trop didactique.

Avec un tel cadre on pouvait craindre que l'intrigue du polar passe au second plan. Ce n'est pas le cas, Gilles Schlesser maintient le suspense et la suspicion jusqu'au bout avec brio. Les personnages sont biens brossés et attachants. Il n'y a pas grand chose à redire en général, le seul problème pourrait venir d'un lecteur peu réceptif au mouvement surréaliste.

Au final, ce roman est une belle découverte, un polar très bien mené.

Note : 4 étoiles

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Mortel Tabou

Avant-goût :

Paris à la sortie de la seconde guerre mondiale, Boris Vian, Jean-paul Sartre, le courant existensialiste, un meurtre au marteau ...

Chronique :

Après "La mort n'a pas d'amis" qui mettait en scène un tueur surréaliste, Gilles Schlesser récidive avec un nouveau polar historique, toujours dans sa ville fétiche Paris mais cette fois-ci à la fin des années 40. La recette est similaire mais la saveur est différente. On retrouve ainsi un commissaire proche de la retraite - déjà vu dans le 1er roman mais en retrait ici - et un jeune journaliste qui va faire l'enquête à la place de la police tout en alimentant son journal d'articles sensationnalistes - là aussi comme dans le précédent livre mais l'auteur ne s'en cache pas - sur un tueur s'inspirant d'un des courants de l'époque.

Et pourtant cela ne pose pas de problème particulier car Gilles Schlesser maîtrise tout autant son sujet. Il fait revivre le Paris des années 40 avec brio, il n'hésite pas non plus à utiliser des personnages réels tels que Sartre ou Boris Vian. L'ensemble se lit bien et maintient l'intérêt sur les 200 et quelques pages. Autant dire tout de suite que l'intrigue n'est pas la plus incroyable qu'il soit mais elle tient la route.

Au final, Gilles Schelles nous propose un bon moment de lecture, moins original que le 1er mais réussi quoi qu'il en soit. 

Note : 3 étoiles

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Commentaires (2)

Hannibal le lecteur
  • 1. Hannibal le lecteur (site web) | 21/02/2014
Salut,
De cet auteur, je te conseille Mortelles voyelles, un polar très original, que j'avais beaucoup aimé.
Ceux-là on l'air intéressants aussi, faudrait que je retente cet auteur (pas assez connu) à l'occase.
Meg
  • 2. Meg | 22/06/2013
Donne envie d'aller voir, moi qui m'intéresse en ce moment à cette période.
Meg

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