Mackay, Malcolm

Comment tirer sa révérence

Avant-goût :

Lorsqu'on a été un tueur à gage toute sa vie, il est difficile de tourner la page.

Chronique :

Avec "Comment tirer sa révérence" Malcolm Mackay signe un roman noir étonnant sur le milieu des tueurs à gage. Il prend ainsi à contre-pied les thrillers bourrés de testotérone avec un personnage principal vieux, fatigué et même dépressif. Pour appuyer son propos, l'auteur utilise un style surprenant composé de très courtes phrases. Sujet verbe complément et on recommence. Bizarrement cela fonctionne très bien, comme un engrenage à la mécanique finement réglée. Ici pas d'effets de manche, des faits et de la psychologie, c'est tout.

Les personnages incluent des patrons véreux, un tueur à gage freelance qui ne veut pas se poser et un enquêteur qui veut "retourner" un des membres de l'organisation mafieuse. L'ensemble tient la route jusqu'à la fin, qui ne déroge pas à la logique implacable du roman.

Au final ce récit bien maîtrisé sera apprécié seulement par un public averti, le grand public passera surement à côté du roman.  

Note : 4 étoiles

 

Ne reste que la violence

Avant-goût :

Il est temps de se retirer pour le tueur à gage Calum mais il n'est jamais facile de se faire la belle de son employeur...

Chronique :

"Ne reste que la violence" conclut la trilogie de Malcolm Mackay sur la pègre de Glasgow, avec un focus particulier sur les tueurs à gage. Ce dernier volet reprend les éléments qui ont fait le succès des deux volumes précédents : un style sec, une intrigue précise et de bons personnages. Il est toutefois difficile de lire ce roman de façon indépendante, il y a maintenant tout une galérie de personnages qui ont un historique et il est fait plusieurs fois référence à des évènements des opus précédents. Si cela ne gênait pas beaucoup à la lecture du deuxième, ici un lecteur découvrant la trilogie par celui-ci aurait bien du mal à saisir les subtilités de l'intrigue. Celle-ci met beaucoup d'importance à être crédible. Si la logique veut qu'un personnage se fasse épingler par la police, il le sera car il n'y aura pas de rebondissement farfelu pour sauver le personnage.

Au final Malcolm Mackay termine de belle manière sa trilogie, sans fausses notes.

Note : 4 étoiles

Ne reste que la violence - Malcolm Mackay

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