Cinéma : L'Ange du Mal (Vallanzasca)

L'Ange du Mal (Vallanzasca), un film de Michele Placido.

Résumé :

Un film racontant l'histoire d'un homme. Un vrai. Qui saigne. Qui soufre et qui pleure. Qui fait des choix et qui vit avec. « Né pour être voleur », voilà comment se pense le plus grand gangster italien. Au fil de ses commentaires nous suivons les aventures de ce bandit devenu meurtrier et de sa bande. Cette bande avec qui il va tout partager: les filles, l'argent, la joie mais aussi la déception et enfin la trahison. Chaque homme est libre de ses choix, même dans les pires situations, et c'est de ses choix que naitra sa légende. La légende de Renato Vallanzasca: Gli Angeli del Male.

Critique :

Moins polar que biographie, Michele Placido souhaite mettre en avant la part d'ombre et de folie inhérente à chaque homme. Avec une réalisation classique qui sied à la Milan de l'époque, L'Ange du Mal nous emporte dans l'Italie d'après-guerre durant les scènes d'entractes festives des gangsters. Musiques, filles, danses, bar et costumes nous feraient presque oublier l'action omniprésente dans ce film. Une action sauvage et brève.« Dans la vraie vie, un ou deux coups de poings mettent souvent fin à une bagarre » disait Lino Ventura, alors que dire d'une rafale de mitraillette ?

La bande sonore est à couper le souffle. Lors des scènes d'action le son est poussé à l'extrême nous immergeant totalement au coeur de la fusillade. Le reste du temps la bande originale est somptueuse et magnifie chaque sentiment porté par la séquence. Grâce à cela les différentes ambiances se détachent les unes des autres mais forment un tout cohérent. Une réussite ! (Mention spéciale à l'univers carcéral du début du film).

Malgré quelques cadrages audacieux, certaines scènes trainent un peu en longueur. Néanmoins le rythme imposé par les nombreux rebondissements, qui poussent inexorablement notre protagoniste vers les sombres profondeurs du Mal, nous font filer à cent à cent à l'heure à travers cette tranche de vie ayant fait la légende de Renato Vallazasca.

 Ardemment conseillé à un public averti, ce film est comme son héros: efficace.

 Au cinéma le 7 septembre 2011

 Envoyé spécial pour Polars-Addict pour cette avant-première : Bérenger.

Bande-Annonce :

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