James Lee Burke

Purple Cane Road

Avant-goût :

Dave Robicheaux replonge dans l'histoire tragique de sa mère, Mae, morte dans des circonstances très troubles.

Chronique :

Les romans de James Lee Burke ne sont pas de simples polars. Son propos, sans toujours en avoir l'air, va beaucoup plus loin qu'une banale intrigue policière.
Il nous propose d'abord une balade bucolique dans son cher état de Louisiane et rien que pour ça ses livres valent le détour. Avec un éclairage plus profond il nous montre aussi toute la vacuité de l'existence, la difficulté d'avoir un code moral juste, là où mène l'ignorance ou la méconnaissance de l'autre, et enfin la limite très ténue entre le bien et le mal. Dans Purple Cane Road est aussi abordé brievement, en fil rouge, la stupidité de la peine de mort.
Ses personnages sont riches, si humains, si réels que si j'avais l'occassion de faire un tour par New Iberia (Louisiane) je m'attendrais à y croiser un Dave Robicheaux au poste de police ou encore un Clete Purcel en train de mettre à sac un bar...

Au fond les livres de James Lee Burke ne sont pas si différents les uns des autres mais ses reflexions, son écriture et ses personnages si vivants font qu'on ne s'en lasse pas...

Note : 5  étoiles

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L'Emblème du croisé

Avant-goût :

Quand ils étaient jeunes Dave et Jimmie Robicheaux avaient rencontré une jeune fille, Ida Durbin, dont Jimmie s'était entiché... Mais Ida a disparu de leurs vies très rapidement. Les décennies ont passées et voilà que Troy Bordelon, sur son lit de mort, reparle d'Ida à Dave qui fera tout son possible pour la retrouver si elle est encore vivante...

Chronique :

On entend souvent dire que les polars n'ont pas de style, que l'écriture est très médiocre, etc. Ceux qui le disent non jamais lu les polars de James Lee Burke.
L'action se déroule dans l'état de Louisiane (à gauche de la Floride) près de New Iberia, Lafayette, ou encore Galveston. Et c'est un véritable enchantement de lire les descriptions de James Lee Burke du bayou, de la nature, des sons et des senteurs de cette terre de Louisiane. De même les personnages sont incroyablement riches, les réflexions des protagonistes sont très pertinentes, leurs façons d'être sont très humaines. Avec James Lee Burke il n'y a pas de héros, juste des hommes comme Dave Robicheaux ex-membre de la Police, veuf, et membre des Alcooliques Anonymes...

L'intrigue n'est pas du tout en reste, elle se distille lentement au fil des pages, James Lee Burke ne laisse rien au hasard, ne crée pas de suspense inutile ou autres artifices, et quand arrive les dernières pages le lecteur n'a pas réussi à découvrir l'identité du coupable...

Finalement, ce livre de James Lee Burke est simplement magnifique et immensément riche.

Note : 5  étoiles

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Bitterroot

Avant-goût :

La Bitterroot Valley, les Bitterroot Mountains, la Bitterroot River... Bienvenue dans le Montana et ses paysages grandioses où l'avocat Billy Bob Holland rejoint son ami le doc Voss a quelques problèmes avec les gars du coin... Bientôt ce sera sa fille qui sera victime d'un viol collectif. De quoi déchainer les colères...

Chronique :

En marge de sa série en Louisiane portée par le fameux personnage de Dave Robicheaux, James Lee Burke a aussi créée une série avec l'avocat Billy Bob Holland. Bitterroot est le troisième volume de cette série et le premier que je lis.

La première chose qui saute aux yeux est que Billy Bob est peu différent de Dave, il a quasiment les mêmes traits de caractère, un passé similaire et un look quasi identique. Malheureusement il est beaucoup moins fin que Dave et s'emporte très vite. Il a aussi la facheuse tendance à foncer à lard dès que l'occasion se présente. Si bien que quasiment tous les dialogues se finissent par un combat de coqs ou une séparation.

L'intrigue est peu complexe puisque tout tourne autour des mêmes personnages. Le lecteur se contente de suivre la marche des événements, le suspense se faisant rare. Les autres personnages sont de qualité mais comme leurs relations avec Billy Bob sont systématiquement tumultueuses le lecteur a du mal à les découvrir vraiment.

James Lee Burke profite de ce personnage pour sortir de la Louisiane au profit de la belle région qu'est le Montana. Pourtant ce décor est finalement assez peu exploité comparé à ce qu'on a l'habitude de lire avec cet auteur.

Au final Bitterroot est un roman assez terne comparé à une histoire de Dave Robicheaux et c'est un peu dommage car l'auteur pourrait sortir de ses schémas habituels.

Note : 2 éroiles

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L'arc-en-ciel de verre

Avant-goût :

Lousiane, le bayou, Dave Robicheaux, sa femme, sa fille, son ami Clete Purcel, une famille Abelard arrogante, un auteur homme à femme, des jeunes filles retrouvées mortes... 

Chronique :

Ce nouvel opus de la série Robicheaux, le 18ème déjà, nous apporte tout ce que l'on attend d'un bon Robicheaux mais sans être au-dessus de la moyenne. Pour faire simple, à moins d'être fan de la série vous pouvez sauter cet épisode sans trop de regret.

Au niveau des personnages cette fois-ci la femme de Dave, Molly, est au 3ème plan ce qui est dommage car c'est un personnage intéressant comme James Lee Burke sait les faire. Par contre, sa fille Alafair est au centre du roman grâce à sa liaison avec le bad boy d'en face. On a donc droit à de belles batailles entre le père protecteur et la fille effrontée. Du côté de Clete Purcel il est un peu en retrait, moins sanguin que d'habitude mais toujours là au bon moment pour sauver la mise de Dave ce qui peut être génant lorsque celui-ci se bat dans une forêt perdue contre plusieurs tueurs professionnels. On apprécie aussi la mise en avant de la chef flic de Dave, Hélène, elle campe un beau second rôle. Les ennemis de Dave ne sont pas en reste avec d'un côté des personnages complexes dont on ne sait pas s'ils sont coupables ou simples complices, de l'autre on trouve une bande de gros bras bêtes et méchants, ce qui est plutôt inhabituel dans l'oeuvre de James Lee Burke et un peu dommage. 

L'intrigue, lente comme à l'accoutumée, peine à se lancer et demeure confuse. Elle ne pousse pas beaucoup à tourner les pages surtout pour certaines intrigues secondaires au final peu utiles. Heureusement l'écriture de James Lee Burke, son talent de conteur, est là pour rattraper le tir. La qualité est telle qu'il est impossible de sauter ne serait-ce qu'un paragraphe.

Au final cette aventure de Robicheaux est plutôt bonne mais largement dispensable pour le lecteur étranger à la série.

Note : 4 étoiles

 

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